Commerces de proximité : en région, des aides octroyées pour survivre
Chez Détaillant Alimentaire, nous nous efforçons de ne pas oublier les zones rurales où les déserts alimentaires existent. Alors que la sélection des établissements récipiendaires du deuxième appel à projets 2025-2026 du Fonds régions et ruralité pour les commerces de proximité vient d’être publiée, les épiceries locales, coopératives de solidarité et dépanneurs sont les premiers demandeurs.
Sur les 93 projets récipiendaires d’argent public pour la deuxième phase de l’appel à projets, 88 % d’entre eux sont destinés à des commerces de détail alimentaire. Ce n’est pas surprenant tant ce sont les commerces les plus rassembleurs pour les communautés.
Un tiers ont besoin d’aide
Les objectifs des projets sont divers, allant de la rénovation à l’achat d’équipements, comme des congélateurs ou des matériels divers. On note tout de même qu’un tiers des projets financés par le gouvernement dans le cadre de cet appel à projets vient répondre à une situation financière difficile, notamment pour les coopératives de solidarité. Parmi elles, la majorité nécessite d’abord une dotation publique pour renflouer leur fonds de roulement afin de poursuivre leurs activités, avant même de penser à améliorer le commerce ou l’offre alimentaire disponible.
Dans toutes les régions, au minimum une entreprise récipiendaire projette d’utiliser une partie de la dotation, d’un montant maximum de 150 000 $ dépendant des projets, pour le renflouement du fonds de roulement ou le maintien de l’activité. Dans le tableau de sélection des projets, « Stabilisation des finances du commerce », « Redressement stratégique et revitalisation », « Rachat pour éviter la fermeture et maintenir un commerce essentiel », « Maintien et amélioration du dernier dépanneur » sont mentionnés régulièrement, démontrant la difficulté des détaillants alimentaires indépendants à survivre dans des zones reculées.
Les raisons principales sont connues. En haut de la liste : le défi de l’approvisionnement et les coûts qui rendent souvent ces commerces moins compétitifs.
Les créations d’entreprises en alimentation représentent moins de 20 % des projets, d’après notre comptabilisation. Lors de la première phase d’appel à projets 2024-2025, 11 % des commerces sélectionnés ont demandé une aide, en priorité pour assurer leur pérennité.
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