En Corée du Sud, les dépanneurs les plus diversifiés du monde ont la côte
« Un client peut être en mesure de récupérer un colis, de laver et de sécher ses vêtements ou de souscrire à une nouvelle carte de débit ». Les dépanneurs coréens sont impressionnants par leur capacité à se renouveler et à proposer des services très diversifiés aux clients. Dans un article publié par le Los Angeles Times fin août, on découvre ces k-convenience stores.
Leur force réside notamment dans « l’instantanéisation » des aliments. L’idée est de transformer des plats en repas emballés de manière très rapide. Spaghettis, udon japonais, riz frit pressé, ces produits ont fait des dépanneurs corréens une industrie de 25 milliards de dollars dans le pays, rapporte le media américain. Chaque semaine, près de 70 nouveaux produits arrivent sur les tablettes chaque semaine.
Environ 55 000 magasins de proximité sont implantés en Corée du Sud, soit un magasin de proximité pour 940 personnes. À Séoul, la capitale du pays, leur nombre a quadruplé au cours des 15 dernières années.
Une croissance possible aux États-Unis
Plus qu’un dépanneur, il s’agit d’une expérience à part entière et même d’un lieu de socialisation en Corée du Sud. Médiatisé et reconnu dans des séries télévisés et sur les plateformes comme Netflix avec Squid Game, la culture coréenne prend de l’ampleur.
Les commerces de proximité sud-coréens s’implantent désormais dans les pays voisins comme la Mongolie ou la Malaisie. CU, l’un des principaux opérateurs du pays avec plus de 600 magasins en Asie, devrait ouvrir son premier établissement aux États-Unis, à Hawaï, plus tard cette année. L’objectif pour l’entreprise est d’ouvrir « des Corées du Sud miniatures » où les gens peuvent découvrir les produits devenus populaires dans les séries.
« Sur le marché de la distribution alimentaire en Corée du Sud, on disparaît si l’on n’évolue pas rapidement », explique Chae Da-in au quotidien américain, auteur de trois livres sur le monde des magasins de proximité, et dont l’obsession pour le secteur remonte à plusieurs décennies. « Il s’agit avant tout d’être diversifié et rapide », insiste-t-il.