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Crédit photo: KaleMart 24
||| Économie

Le prêt-à-manger, moteur de la croissance de KaleMart 24

1er septembre 2026 | Par Bastien Durand

KaleMart 24 n’est plus la petite marque qui s’essaie sur le marché de l’alimentation de proximité dans la région de Montréal. Avec 22 franchisés, 9 magasins ouverts et 8 en construction, la petite chaîne de dépanneurs « santé » devient grande. Oussama Saoudi, le fondateur et directeur général de l’entreprise à accepter de répondre aux questions de Détaillant Alimentaire, deux ans après l’ouverture de ses premiers magasins sur le réseau de la Société de Transport de Montréal (STM).

Détaillant Alimentaire : Comment expliquer la croissance de votre concept ?

Oussama Saoudi : On a commencé avec les zones urbaines pour faire connaître la marque et la tester avec un environnement dense. Les gens ont répondu. Si notre offre est très similaire à un dépanneur classique, elle se distingue par la qualité de ce qu’on propose et en particulier dans le prêt à manger : salades, bols açai, etc. Et on le voit, les gens viennent pour autre chose qu’aller acheter un Coca.

L’objectif est d’aller concurrencer les dépanneurs « classiques » et chercher un marché qui est encore à prendre en Amérique du Nord. De manière générale, les dépanneurs font encore leurs chiffres sur l’alcool et la loterie. En Europe ou en Asie, le marché est tout autre avec des bannières qui sont des destinations pour le prêt-à-manger. On connaît tous Seven Eleven par exemple…

Est-ce que vous l’observez dans vos chiffres de vente ?

Oui. Sur le réseau, et on vient de faire l’analyse la semaine dernière, 47 % des ventes proviennent des produits emballés type barres tendres ou chips et 15% du prêt-à-manger (salades, sandwichs, boissons, bols açai, etc.). Mais ce dernier varie en fonction de nos magasins. C’est intéressant de voir que dans une succursale comme celle à proximité du Centre Bell, la proportion du prêt-à-manger atteint quasiment 30 % dans les ventes. Ce qui intéressant avec la nourriture, c’est aussi que les marges sont plus importantes. Ce n’est pas pour rien que Couche-Tard fait aussi des efforts là-dessus…

Kalemart 24

Quel est le principal défi dans vos magasins ?

Faire rouler les produits. Être capable d’avoir une vision précise de ce que les clients veulent et achètent chez nous. Aujourd’hui la technologie aide beaucoup. On en utilise déjà pour créer nos planogrammes et les revoir régulièrement aux trois semaines. La rotation des produits est un paramètre important dans un fonctionnement in and out.

On est actuellement en train de regarder des solutions basées sur l’IA pour lier les caméras du magasins aux ventes et au trafic pour voir précisément quand quelqu’un va devant une étagère : que prend-il ? C’est quoi son comportement ? Est-ce que la sélection des items est la bonne ? Est-ce qu’il y a un endroit dans le magasin qui est déserté ? L’idée est d’aller au-delà de la gestion d’inventaire.

C’est quoi la suite ?

On va essayer d’aller chercher des contrats dans les stations service. Pour nous ça fait sens. On ne peut pas aller vers certains emplacements qui sont entre les mains de Couche Tard avec des gros contrats comme Esso mais il y des indépendants avec qui on peut faire affaire. Et on a aussi les États-Unis en ligne de mire.

Propos recueillis par Bastien Durand.

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