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Crédit photo: Julien Mcevoy - Journal de Montréal
||| Économie

Tarif temporaire de 10 % sur les conserves de légumes : réévaluer l’inventaire si nécessaire

23 juin 2026 | Par Bastien Durand

Le Canada a annoncé, le 19 juin, l’imposition d’un tarif provisoire (pour une durée maximale de 200 jours) de 10 % sur les importations de légumes en conserve, exception faite des États-Unis, du Mexique, d’Israël, du Chili et des pays en développement (sans plus de détails), en raison des obligations commerciales du Canada envers ces partenaires, affirme Ottawa.

Selon le ministère des Finances, cette mesure demeure provisoire en attendant que le Tribunal canadien du commerce extérieur termine une enquête visant à déterminer si la hausse des importations de légumes en conserve nuit réellement aux transformateurs canadiens.

« Le gouvernement est déterminé à défendre les intérêts des producteurs canadiens et à s’assurer qu’ils reçoivent l’aide dont ils ont besoin pour demeurer concurrentiels face aux défis mondiaux », a déclaré François-Philippe Champagne, le ministre des Finances dans un communiqué.

Une approche graduelle

Ce tarif, bien que touchant peu de produits dans les épiceries « classiques » étant donné les pays exemptés, peut davantage affecter des épiceries spécialisées en produits étrangers notamment européens ou asiatiques.

Si une conserve importée est difficile à remplacer pour garder l’unicité de son offre, l’impact peut être visible pour un consommateur qui fait attention à son portefeuille. Toutefois si les clients sont plus attachés à l’origine ou à la spécificité d’un produit, ils peuvent accepter une hausse modérée, mais deviennent sensibles lorsque plusieurs références augmentent simultanément.

Une réévaluation de l’inventaire peut être entreprise selon le pourcentage de conserves de légumes sur les tablettes. Si absorber l’entièreté de la hausse, réduit la marge, la transférer intégralement au consommateur peut diminuer les ventes d’autant plus dans un contexte inflationniste. Réduire les références à faible rotation est une option possible.

Plusieurs détaillants se tournent vers une approche graduelle : légère hausse de prix, promotions ciblées et maintien des prix sur les produits d’appel. Par ailleurs, mettre davantage en avant les légumes surgelés, les produits frais de saison ou les marques maison plus compétitives s’avère aussi une alternative.

Si quelques conserves deviennent plus coûteuses, des regroupements de produits sont toujours possibles pour en maintenant la perception de valeur pour le consommateur.

Enfin, informer vos équipes de ce changement tarifaire sur les produits concernés sera bénéfique. En cas de questionnements de la clientèle, donner une information honnête et transparente sur une légère augmentation de prix est souvent mieux perçu qu’une augmentation observée sans contexte. Encore une fois, le contexte économique n’aide pas.