Bouffe à rabais, la bannière en croissance dans le Centre du Québec
L’enseigne des frères jumeaux Yannick et Nicolas Bourque fêtera ses cinq ans le 4 août prochain. Après un premier magasin ouvert à Victoriaville, Bouffe à rabais se développe dans le Centre du Québec, un magasin à la fois.
À Trois-Rivières, le sixième Bouffe à rabais ouvrira en mai-juin 2026, peut-on lire sur le site de la bannière. Alors que l’inflation alimentaire continue de modifier les habitudes de consommation des Québécois, les enseignes de liquidation alimentaire tirent leur épingle du jeu dans la province. Bouffe à rabais, moins médiatisée que Liquidation Marie dans le Grand Montréal notamment, s’implante durablement dans le Centre du Québec.
« On n’est pas du genre à vouloir attirer l’attention, prévient Nicolas Bourque, copropriétaire de Bouffe à rabais. Il faut venir nous voir pour découvrir qui on est ». On comprend toutefois vite qui ils sont, le nom de leur entreprise étant assez explicite.
En vendant des produits déclassés ou avec des dates de péremption proches, Bouffe à rabais, comme les autres enseignes de liquidation, cherchent des invendus, des surplus et des produits en fin de série pour garnir les tablettes de ses magasins.
En partenariat avec Sécurité alimentaire Victoriaville, une OBNL locale qui fournit une aide alimentaire aux personnes vulnérables dans la MRC d’Arthabaska, Bouffe à rabais s’implique aussi dans la communauté.
« Quand on a commencé à Victoriaville, on était sur une quantité limitée, voire très limitée. On devait avoir 27 produits listés… On faisait le tour en 45 secondes », se souvient Nicolas Bourque. Au départ, les deux frères détenaient une boutique de vins (Les vignerons brasseurs). « On a monté le magasin d’épicerie dans le même local et on s’est rendu compte qu’on avait plus d’avenir avec l’épicerie ».
Proposer de la variété
Le plus difficile pour un commerçant qui fait de la liquidation, et en particulier dans l’alimentaire, c’est la régularité des produits sur les tablettes et la variété. « On a réussi au fur et à mesure avec une diversité de produits assez bonne », souligne Nicolas Bourque.
Avec une offre produits congelés, frais et secs ainsi que des produits importés, la bannière veut proposer à ses clients un panier d’épicerie « complet ». La bannière détient aussi un permis de boissons et propose des bières dans ses magasins.
« On essaie d’approcher des fournisseurs ou détaillants locaux comme des maraîchers, des fromagers, des bouchers dans la mesure du possible. C’est un plus assurément et on est prêt à faire quelques sacrifices pour proposer de la qualité à des prix très bons », assure Nicolas Bourque. Même si la balance penche grandement sur un approvisionnement via les grandes chaînes, l’effort est louable. « J’estime qu’on est 5 à 10 % de fournisseurs locaux en région ou de détaillants indépendants dans notre inventaire ».
Par ailleurs, la bannière s’efforce à donner un look professionnel à la liquidation. « Il y a peu de palettes posées dans les allées, on se rend vraiment à l’épicerie », explique-t-il.
Alors que l’entreprise dispose d’un site qui affiche les promotions, la vente en livraison n’est pas à l’ordre du jour. « Proposer de la livraison dans la liquidation, c’est extrêmement complexe, les roulements de stocks ne le permettent pas. On a laissé ça de côté pour l’instant », soulève Nicolas Bourque.
L’enjeu pour les frères présentement est de trouver des locaux pour se développer dans des villes moyennes. « Ça faisait longtemps qu’on cherchait à Trois-Rivières, avoue l’entrepreneur. Bouffe à rabais s’intéresse également à Drummondville. On cherche un local depuis trois ans ».
La succursale de Louiseville est un « test » dans des villes plus petites. « Le retour est très bon ! »