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Crédit photo: Pixabay - Pete Linforth

Soucieux d’éviter le gaspillage le consommateur revoit ses habitudes d’achat

8 juillet 2025 | Par Francis Hebert Bernier

La grande majorité des Canadiens se disent préoccupés par le gaspillage alimentaire selon une analyse réalisée par la firme comptable PricewaterhouseCoopers (PWC). Une inquiétude qui semble liée à la sensibilité face aux enjeux climatiques puisque la quasi-totalité du 77 % de Canadiens qui disent s’inquiéter face au climat affirme aussi avoir modifié ses habitudes alimentaires pour faire sa part vis-à-vis des enjeux de gaspillage alimentaire.

Parmi les stratégies adoptées, la plus populaire est celle qui consiste à simplement limiter les achats pour s’assurer qu’une partie de l’épicerie ne prenne pas directement le chemin des poubelles. Une tactique employée par 58 % des Canadiens, qui sont toutefois à la traîne par rapport au reste du monde où environ les deux tiers des personnes adoptent cette stratégie.

La grande popularité de ce stratagème a possiblement aussi à voir avec le désir partagé par la majorité des consommateurs de tous les pays de réduire leur facture d’épicerie pour tenter d’endiguer les effets de l’inflation alimentaire élevée des dernières années sur leur budget.

Parmi les autres stratégies déployées, les Canadiens se démarquent du reste du monde par leur propension à acheter davantage de produits surgelés qui peuvent ainsi être conservés plus longtemps tout en conservant leurs propriétés alimentaires.

Ils sont aussi plus nombreux à se laisser tenter par des produits imparfaits et autres légumes, fruits et conserves « pokés », surtout lorsque ceux-ci sont vendus moins chers que les options en bon état.

Pas prêts à payer plus

La popularité des options qui permettent aussi de sauver de l’argent est loin d’être étonnante lorsque l’on considère que bien que les consommateurs souhaitent que l’industrie en fasse plus pour réduire le gaspillage, notamment en revoyant ses procédés et ses chaînes d’approvisionnement, plus du deux tiers d’entre eux ne seraient pas prêts à payer davantage pour encourager un tel changement.

Même que seulement 20 % des Canadiens seraient prêts à payer un extra de 10 % ou plus pour des produits issus d’une chaîne d’approvisionnement conçue pour éviter le gaspillage, toujours selon l’enquête de PWC.

Par contre, de nouvelles technologies basées sur l’intelligence artificielle qui commencent à se déployer sur le marché pourraient permettre aux détaillants alimentaires de réduire le gaspillage alimentaire à coût nul. Par exemple, en automatisant la mise au rabais d’aliments sur le point d’atteindre leur date de préemption, évitant les pertes tout en générant du revenu avec des produits qui se seraient retrouvés aux invendus.

Mots-clés: Développement durable
Canada