Le prêt-à-cuisiner Stirjoy passe de l’Internet aux tablettes
Marque créée par Jonathan Dumas, Stirjoy vient de remporter l’Or au Gala Dux, le 12 février dernier, pour son Risotto avec champignons crinière de lion et porcini. Un premier prix qui tombe à pic pour promouvoir ce produit innovant, pour lequel le fondateur cherche des distributeurs.
« Après 3 ans de travail sur ce produit, ce prix représente une validation importante de l’industrie, une reconnaissance par les professionnels. Dans la salle, les gens l’ont remarqué, sont venus nous voir et aujourd’hui, ça fait avancer plus vite la conversation avec de futurs partenaires », confie Jonathan Dumas, fondateur de Stirjoy et co-fondateur de Dunord.
Du prêt-à-cuisiner pratique, à base de plantes
Stirjoy se présente comme « un repas conçu pour la santé, le porte-monnaie et la planète » peut-on lire sur leur site Internet. Il se démarque par le concept de ses boîtes-repas : des légumes déshydratés (dont de nombreux rescapés des fermes du Québec) auquel il suffit d’ajouter de l’eau. On laisse mijoter et c’est prêt !
La composition des ingrédients répond à une recherche d’apport en protéines, en fibres et en vitamines, pour obtenir un plat nutritif, pratique, abordable et sans compromis sur le goût. Grâce au processus de déshydratation, il n’y a pas date de péremption, ce qui est un réel avantage autant pour le consommateur que pour le marchand.
Stirjoy s’adresse à des gens pressés, des jeunes professionnels qui n’ont pas le temps ou l’envie de cuisiner après une journée active bien remplie. « On voudrait que notre produit soit dans tous les placards de cuisine pour remplacer le Kraft diner ou le ramen », s’enthousiasme l’entrepreneur. « Au lieu d’attraper n’importe quoi qui leur tombe sous la main, je voudrais que les gens préparent un Stirjoy et mangent un repas équilibré sans se ruiner, ce serait mon rêve », ajoute-t-il.
Trouver sa place sur les tablettes
C’est par la vente électronique et un abonnement de six repas mensuels pour deux personnes que Stirjoy a réussi à se faire connaître. Et c’est aussi par ce canal de distribution que sont testées les nouvelles saveurs. « Ça nous sert de laboratoire », observe Jonathan Dumas. « C’était important pour moi d’en passer par là pour en fait pour savoir si les gens étaient prêts à intégrer des plats déshydratés dans leur quotidien », précise-t-il.
Lancée sur le marché des détaillants il y a seulement un mois avec trois recettes, Sitrjoy enregistre le plus de ventes avec le risotto. « C’est notre porte d’entrée pour la gamme », admet Jonathan Dumas.
L’entreprise amorce donc l’étape de développement pour se positionner dans les magasins d’alimentation. En si peu de temps, elle est déjà présente dans une quarantaine de points de vente : plusieurs IGA et des épiceries fines, majoritairement à Montréal.
Il y a même une boucherie, Édouard et Léo qui, étonnamment, enregistre de nombreuses ventes. « Le magasin propose Stirjoy comme une alternative végétarienne à un repas composé principalement de viande, ou comme un accompagnement, et ça marche », explique Jonathan Dumas.
Cet exemple est la preuve que l’emplacement dans les rayons est crucial pour le succès d’un produit comme Stirjoy. Le fondateur de la marque prône une approche collaborative avec les épiciers pour déterminer l’endroit le plus stratégique qui mettra son produit en valeur.
« Le positionnement dans l’épicerie fait une grosse différence sur la perception des gens. Pas question d’être à côté du ramen instantané, mais plutôt dans les prêts-à-manger. Notre plus gros défi, c’est de faire comprendre que c’est un repas complet. » Une représentante à temps plein visite les points de vente et travaille en étroite collaboration avec les épiceries pour « trouver la formule magique », sourit Jonathan Dumas.
« On est dans la phase de découverte et de lancement. Le focus cette année pour la marque, c’est d’aller augmenter le nombre de points de vente. Valmont, Avril, Metro… on reste ouverts aux collaborations. »
Pour déployer la mise en marché, l’entrepreneur compte aussi sur les dégustations en magasin. « On a une équipe de cinq personnes qui font des dégustations à temps partiel sur le terrain. On croit vraiment dans cette avenue-là, car quand les gens goûtent, ils sont convaincus. »
Jonathan Dumas est lui-même convaincu que le déshydraté est une catégorie qui « va connaître un renouveau dans les prochaines années parce que fondamentalement, les avantages sont là », conclut-il.