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Crédit photo: IGA Extra Famille Duchemin

Potager sur le toit : de l’hyperlocal qui augmente les ventes en été

31 juillet 2024 | Par Bastien Durand

Proposer une offre hyperlocale dans son épicerie, c’est le projet de Richard Duchemin, copropriétaire de l’épicerie IGA Extra Famille Duchemin, qui a pris racine en 2017. Lorsque le magasin a dû être relocalisé dans l’arrondissement Saint-Laurent à Montréal, la végétalisation du toit était une contrainte pour la construction du nouveau bâtiment. « Quitte à faire un toit vert réglementaire en faisant pousser des graminées, j’ai fait appel à une entreprise spécialisée pour pouvoir faire pousser des fruits et des légumes », explique t-il.

Après huit ans, c’est par l’intermédiaire de l’organisme la Ferme de rue Montréal que le magasin renouvelle sa production de légumes sur le toit du magasin cet été après une année de régénération des espaces de culture. « La mission qui les animent s’aligne avec les valeurs que nous voulons pour notre magasin », suggère le détaillant.

L’espace disponible pour la production a augmenté légèrement et permet aujourd’hui de sortir du toit une quarantaine de variétés de légumes et d’herbes aromatiques.

Mettre en avant des valeurs sociales

La Ferme de rue Montréal, avec son expertise en agriculture urbaine, dispose déjà de trois sites de production dans les ruelles de la ville. « Il ne peut y avoir de potager sur le toit sans l’appui d’un partenaire maraîcher, soutient Richard Duchemin. Ils s’occupent de produire et de nous vendre les produits sachant que 15% du tonnage est reversé à la communauté ».

Des ventes de produits biologiques en hausse

Pour Richard Duchemin et son équipe, c’est finalement un fournisseur de plus sur lequel compter. L’avantage est qu’il n’est pas loin… à seulement quelques marches d’escalier. « Pour nous, même si les quantités sont variables, c’est quand même une expérience à faire vivre aux clients ». Autrement dit, c’est bon pour la planète et c’est vendeur. Dans le magasin, une section spécifique a été aménagée pour promouvoir ces produits « hyperlocaux ».

« La production sur le toit du magasin permet de multiplier nos ventes de produits biologiques par 1,5 pendant l’été, se félicite-t-il. Des clients qui ne consomment pas forcément de produits biologiques vont acheter nos produits parce que ça pousse sur le toit. Ils savent d’où ça vient ».

Avec plus de 29 000 pieds carrés investis sur le toit, le magasin IGA Saint-Laurent fait figure de pionnier au Québec et au pays. Plusieurs bannières sont venus visiter les installations pour apprivoiser l’idée. « Ça se prévoit. Il faut anticiper la conception pour que le toit supporte le drainage de l’eau, bien penser son installation, ça prend un investissement… mais c’est tout à fait souhaitable pour le détaillant comme pour le client qui recherche des produits locaux, en particulier des fruits et légumes ».

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Mots-clés: épicerie
Québec