Jour J : Quelles conséquences ont les tarifs douaniers sur vos tablettes ?
Ce n’est pas une surprise. La nouvelle administration Trump vient de mettre en application les tarifs douaniers qui nous pendaient au nez depuis le début de son mandat. En représailles, le Canada fait de même pour beaucoup de produits américains avec des conséquences sur vos tablettes.
« 5 % d’augmentation c’est déjà beaucoup »
« Si les tarifs et les contre-tarifs sont de 25%, on pourrait voir une différence de 5% en quelques jours seulement, dans le prix des produits frais et des produits surgelés, et plus encore si le dollar faiblit davantage », explique Sylvain Charlebois, spécialiste du secteur agroalimentaire et chercheur à l’Université Dalhousie à Halifax. Mais 5 % c’est déjà beaucoup, on va le sentir ».
Pour vous détaillants, l’impact sur les tablettes va se voir notamment au rayon des fruits et légumes en provenance des États-Unis (comme les tomates), mais aussi d’autres produits internationaux distribués par des entreprises américaines (comme les avocats). De plus, la liste de produits américains soumis aux tarifs inclut les céréales, le café, le thé, les produits laitiers, les épices, l’huile, la viande, les sauces, le miel et les bonbons.
La demande pour ces produits américains, que vous aviez peut-être l’habitude de mettre sur vos tablettes, va se réduire avec l’effet prix, mais également avec la volonté des Québécois de changer leurs habitudes pour consommer encore davantage de produits québécois ou à minima canadiens. La SAQ a retiré les produits américains des tablettes à la demande du gouvernement québécois, un exemple concret qui montre toute l’aversion pour ce qui vient des États-Unis...
Dans les prochains jours, restructurer certaines tablettes pour mettre en avant les produits locaux et canadiens s’avère nécessaire. Il se peut aussi que certains clients vous posent des questions sur l’origine des produits. Soyez alerte et prenez le temps de leur répondre. L’élan pour l’achat local prend un second souffle. Après le Covid, c’est un nouveau « choc », cette fois économique, qui en est la cause.