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Soyez prêt pour la saison forte

Promotions estivales et hausse de l’achalandage : l’été représente une période stratégique pour les épiciers et les dépanneurs. Pour rester bien approvisionnés, éviter les ruptures de stock et mettre leur commerce en valeur, ils peuvent compter sur BEES et sur l’accompagnement de Labatt.

 
24 avril 2026

Une application pensée pour simplifier les commandes

Pour les épiciers et les dépanneurs, une bonne gestion de l’approvisionnement joue un rôle clé dans la performance du commerce, particulièrement à l’approche de l’été, des festivals et des périodes de forte affluence. Lorsque l’achalandage augmente et que les habitudes de consommation changent, il devient essentiel de pouvoir compter sur un outil fiable, simple et efficace pour commander rapidement les bons produits.

Avec l’application BEES, les commandes de produits avec et sans alcool du portefeuille Labatt se font en toute simplicité, au moment qui vous convient, directement à partir d’une plateforme pratique et conviviale. Vous gagnez du temps, vous planifiez plus facilement vos besoins et vous pouvez mieux gérer votre inventaire pour répondre à la demande.

Anticiper la demande pendant la saison estivale

L’été est une période particulièrement importante pour plusieurs commerces de proximité. Les vacances, les rassemblements extérieurs, les festivals, les barbecues improvisés et les événements locaux entraînent souvent une hausse marquée de la consommation. Cette réalité crée de belles occasions de vente, mais elle demande aussi une préparation adéquate.

Être bien approvisionné permet non seulement d’éviter les ruptures de stock, mais aussi de maximiser chaque occasion de vente. Grâce à BEES, les épiciers et les dépanneurs peuvent ajuster leurs commandes selon les périodes plus achalandées, tout en repérant directement dans la plateforme des promotions avantageuses qui soutiennent leurs niveaux d’inventaire. BEES devient ainsi un outil stratégique pour garder les bons produits en tablette, au bon moment, tout en profitant d’occasions concrètes pour stimuler les ventes.

Un partenaire pour soutenir les ventes

Au-delà de la commande de produits, Labatt agit également comme un véritable partenaire commercial pour soutenir la mise en marché en magasin, ce qui peut faire toute la différence dans l’expérience client et dans la visibilité des produits.

Qu’il s’agisse de displays, de bannières, d’affiches ou de matériel promotionnel, Labatt peut accompagner les détaillants dans la création d’un environnement attrayant, cohérent et propice aux ventes. Pendant l’été, alors que les festivals et les activités saisonnières occupent une place importante dans le quotidien des consommateurs, cette mise en valeur devient encore plus stratégique. Un commerce bien présenté, aligné avec les temps forts de la saison, attire davantage l’œil et incite plus facilement à l’achat.

Un outil pratique pour gagner en efficacité

L’application BEES permet donc bien plus que de passer des commandes. Elle s’inscrit dans une approche plus complète qui aide les commerçants à mieux planifier, à gagner en efficacité et à tirer profit des meilleures opportunités de vente. En combinant la simplicité d’un outil numérique performant avec l’appui d’un partenaire reconnu comme Labatt, les épiciers et les dépanneurs disposent d’une solution concrète pour mieux répondre aux besoins de leur clientèle tout au long de la saison estivale.

Mieux préparer l’été, dès maintenant

À l’approche des périodes les plus occupées, mieux vaut ne pas attendre à la dernière minute. Prévoir ses commandes en fonction de la demande, assurer la disponibilité des produits recherchés et mettre son commerce en valeur avec le bon matériel promotionnel sont autant
d’éléments qui contribuent au succès.

Ne soyez pas pris au dépourvu : anticipez la saison forte, préparez vos commandes dès maintenant et faites de BEES votre meilleur partenaire pour l’été.

Service à la clientèle Labatt : 1 800 361-5252

 
 

Consommation : vos clients de retour en cuisine

Au Québec comme au Canada, la plupart des gens doivent composer avec des budgets serrés et des choix difficiles. Cette tendance peut toutefois être très favorable aux détaillants alimentaires, puisque la recherche d’économies transforme les habitudes de consommation.

 
24 avril 2026 | Par Francis Hebert Bernier

La tendance s’observe notamment dans les ventes d’huiles de cuisson : le nombre d’unités vendues a augmenté de 5,5 % au Québec et de 2,4 % au Canada entre mars 2025 et mars 2026. « Une telle croissance dans les huiles de cuisson, personnellement je n’ai jamais vu ça », remarque Francis Parisien, vice-président senior ventes PME Canada à Nielsen IQ.

À noter que le prix de la plupart des huiles de cuisson, notamment celles d’olive et de canola, a légèrement baissé récemment. Cette situation s’explique par quelques bonnes saisons consécutives dans les pays producteurs, après des années de récoltes difficiles. Résultat : les ventes d’huiles, en dollars, ont reculé de 7 % au Québec et de 6,4 % au Canada, malgré l’intérêt croissant pour ces produits.

Cette propension à cuisiner davantage se reflète aussi dans la vente d’autres produits, comme les riz de spécialité, dont les ventes ont augmenté d’un impressionnant 18,1 % en unités et de 6,8 % en tonnage au Québec sur un an. La hausse y est toutefois un peu moins marquée que dans le reste du Canada (6,2 % en unités ; 0,2 % en tonnage). Le riz nature a également connu une belle progression : la quantité vendue (en poids) a augmenté de 5 % au Canada et de 9,3 % au Québec.

Même constat pour les nouilles asiatiques et le couscous, dont les ventes en tonnage ont progressé respectivement de 8,8 % et 2,2 % au Québec et de 6,8 % et 4,1 % au Canada durant la même période.
Plusieurs ingrédients qui facilitent la cuisine à la maison ont également gagné en popularité : légumes déshydratés, poissons, fruits de mer, légumineuses en conserve ou en pot et ensembles de préparation de repas mexicains.

L’effet TikTok

Ce retour relatif aux fourneaux s’explique en partie par le désir des consommateurs de réduire leurs dépenses alimentaires, mais aussi — et surtout — par l’influence des réseaux sociaux. Les influenceurs de toutes sortes génèrent des tendances qui peuvent devenir virales et se propager à une vitesse qui rend les ventes difficiles à prévoir.

« Ce sont des effets très marqués où l’on voit les ventes d’un produit exploser pendant quelques semaines puis redescendre par la suite une fois la vague passée », souligne Francis Parisien.

Parfois, un aliment auquel on reconnaît des bienfaits pour la santé devient la vedette du Web. Récemment, ce fut le cas des abricots, dont les ventes en tonnage ont augmenté de 63 % au Québec et de 79 % au Canada en mars par rapport à l’année dernière.

D’autres fois, c’est l’attrait visuel — la qualité « instagrammable » — qui propulse une recette ou un ingrédient, avec un effet direct sur les ventes en épicerie. Depuis le début de l’année, c’est le cas de l’igname pourpre — proche parent de la patate douce et des Philippines —, dont la couleur vive donne un effet wow aux recettes. Les ventes d’ignames ont ainsi augmenté de 62 % au Québec et de 12 % dans le reste du Canada comparativement à l’an dernier.

Prendre des parts de marché aux restaurants

Ce renouveau de l’enthousiasme pour la cuisine à la maison ne veut pas dire que les gens sont prêts à se faire à manger tous les jours, loin de là. En fait, les options surgelées et le prêt-à-manger figurent parmi les produits les plus populaires.

Dans la même veine, le secteur du prêt-à-manger poursuit son expansion partout au pays. Ce marché a engrangé des ventes de plus de 3,75 milliards de dollars au Canada entre mars 2025 et 2026 et de plus d’un milliard au Québec.

En épicerie, les ventes de sushis à l’unité ont augmenté de 9,5 % au Canada et de 12,8 % au Québec, bien que ce produit soit déjà très populaire depuis longtemps. La progression tend à être encore plus marquée au Québec que dans le reste du pays, et les ventes de pizzas (12,8 %), de poulets cuits (+9,3 %), et de repas chauds (+6,5 %) continuent de grimper. Les épiceries sont de plus en plus nombreuses à profiter de la vague, et les consommateurs restent au rendez-vous.

D’ailleurs, ces consommateurs s’approvisionnent sans doute davantage dans les comptoirs de prêt-à-manger qu’ils ne le croient ou qu’ils sont prêts à se l’avouer. En effet, si de récents sondages menés auprès des consommateurs canadiens, notamment pour le compte de Canadian Grocer, laissent croire que l’engouement pour le secteur pourrait commencer à s’estomper, ce n’est tout simplement pas ce que reflètent les données de ventes.

« C’est une catégorie qui ne fait que grimper ou presque depuis déjà plusieurs années. Beaucoup de gens cherchent à réduire leurs dépenses de restaurants et se retournent vers leur épicerie », explique Francis Parisien.

Les rabais continuent d’influencer

La recherche d’économies par les consommateurs se traduit aussi par un fort attrait pour les aliments à bas prix et en promotion. D’ailleurs, l’essor des marques maison observé il y a quelques années semble s’être en grande partie arrêté sous l’effet des politiques de prix agressives des marques nationales. Cette stratégie passe souvent par des rabais à répétition offerts par les fournisseurs.

« C’est certain que s’il n’y a pas une grande différence de prix entre la marque maison et la marque nationale, les gens vont opter pour celle qu’ils connaissent depuis longtemps, signale Francis Parisien. Et la perception des marques maison comme étant bon marché ne colle plus à la réalité d’aujourd’hui. Il y a maintenant du haut de gamme même dans les marques maison. Ce n’est plus juste une histoire de prix. »

D’ailleurs, la recherche de bas prix ne signifie pas nécessairement que les consommateurs délaissent les produits haut de gamme. Dans un contexte où certains ménages réduisent leurs dépenses en loisirs et au restaurant, s’offrir une petite gâterie à l’épicerie pour compenser peut même être perçu comme une façon d’économiser.

Il reste que les promotions bien visibles, qu’elles viennent de marques nationales ou maison, restent une bonne façon de stimuler les ventes. D’autant plus que de plus en plus de familles, au Québec comme au Canada, disent fréquenter plus d’une épicerie au cours d’un même mois.

Les raisons le plus fréquemment invoquées par les clients pour choisir un commerce plutôt qu’un autre sont la possibilité d’obtenir de meilleurs prix et d’y trouver des produits absents de leur épicerie habituelle.

Et comme les tensions économiques ne semblent pas près de s’atténuer, parions que miser sur le désir d’économiser de la clientèle demeurera une bonne stratégie d’affaires encore quelque temps. n

 
 

Rouge Viande fait une vraie différence pour les détaillants alimentaires

Depuis 20 ans, Rouge Viande, qui appartient au réputé Groupe Roy, accompagne les détaillants alimentaires du Québec dans le développement et la transformation de produits carnés. L’usine est aujourd’hui une entreprise bien établie dans le marché où se rencontrent techniques modernes et façon de faire artisanale.

 
24 avril 2026 | Par Sophie Bordes

L’artisanat moderne au cœur de la transformation sur mesure

Notre usine est dotée d’équipements à la fine pointe qui, à notre échelle humaine, nous assurent une grande capacité de production.

Notre approche de transformation privilégie la qualité du produit fini. Ici, chaque produit est pensé comme un travail d’artisan. Le fumage est réalisé naturellement à l’aide de bran de scie d’érable selon des méthodes éprouvées et les recettes sont personnalisées ou créées sur mesure, selon les besoins du client. Les standards de qualité dépassent souvent ceux du marché, notamment par des taux de protéines supérieurs.

Une offre distinctive pour performer

Jambons (dont le jambon toupie), bacon aromatisé, picnic, cottage, smoked meat, brisket fumé, boudin, charcuteries, cretons, saucisses à déjeuner et de style européen, côtes levées… une gamme complète conçue pour répondre aux attentes de votre clientèle et aux tendances alimentaires actuelles.

Des produits recherchés par les détaillants qui veulent réellement se démarquer.

Une équipe de feu !

Nathalie Roy, Présidente et Cheffe de Direction. Nathalie dirige le Groupe Roy avec une profonde conviction. « Notre ambition demeure la même depuis le début : faire mieux et faire la différence, car c’est notre clientèle qui fait notre différence. »

Chef Mario Martel, expert en développement alimentaire. Avec ses 40 ans de métier, Mario contribue à l’actualisation des méthodes de transformation et à l’élaboration de nouveaux produits. « La protéine peut faire ou défaire la notoriété d’un détaillant. Ce qu’on veut, c’est faciliter la vie du marché de détail. »

Éric Marquis, expert en production. Maître charcutier depuis plus de 20 ans et directeur de la production depuis 10 ans, Éric opérationnalise les idées les plus innovantes. « J’ai personnellement dessiné l’usine et je l’ai dotée d’équipements sur mesure. La protéine, c’est ce qui me fait triper dans la vie. »

La marque maison de Rouge Viande, pensée pour les détaillants

Délecta est la marque privée de Rouge Viande, conçue pour répondre aux besoins concrets
du commerce de détail.

Notre priorité : offrir des produits constants, performants et rentables à chaque utilisation.

Notre signature qualité

La marque s’appuie sur un savoir-faire artisanal appliqué dans un cadre de production structuré.

  • Recettes élaborées avec soin pour un goût authentique et une performance optimale
  • Faible taux d’injection a produits plus denses, riches en protéines, meilleur rendement à la cuisson
  • Réduction des pertes et stabilité améliorée pour une qualité régulière

Le goût authentique de l’érable

Comme fabricant, Rouge Viande se distingue également par l’utilisation de vrai sirop d’érable dans l’ensemble de ses saumures, ce qui apporte un goût d’érable authentique, naturel et constant, sans arômes artificiels.

Des produits faciles à gérer

Pensés pour optimiser vos opérations, nos formats et recettes facilitent le travail des équipes, minimisent les manipulations et assurent une mise en marché rapide et efficace.

Fiabilité et sécurité

  • Normes de qualité rigoureuses
  • Contrôles encadrés selon les hauts standards
  • Produits fabriqués pour le commerce de détail et la restauration professionnelle, là où la constance et la fiabilité sont essentielles

Pourquoi choisir la marque Délecta ?

Avec nous, vous bénéficiez de produits de qualité constante, performants et rentables en opération, pratiques à manipuler et à mettre en marché, tout en offrant à vos clients un goût authentique et naturel.

Une gamme complète et pratique

• Bacon fumé
• Jambons : toupie, blanc, forêt noire, cottage, épaule fumée
• Charcuteries et saucisses
• Smoked meat, boudin et côtes levées

Votre marque privée, notre savoir-faire

Rouge Viande développe des produits de viande et de charcuterie à forte valeurajoutée, alignés sur votre image de marque. Création sur mesure ou optimisation d’une recette existante, nousmgarantissons qualité constante et exécution rigoureuse.

Simplifiez-vous la vie avec une solution clé en main

Notre engagement qualité - Le taux d’injection est volontairement maintenu bas pour des produits plus denses, plus stables à la cuisson et offrant un meilleur rendement réel pour le client.

Vos bénéfices concrets - Coûts compétitifs, produits exclusifs, volumes importants, mise en marché en six semaines seulement.

Performance, constance et conformité - Élaborés à partir de matières premières québécoises et soumis à des contrôles qualité rigoureux.

Complice de votre développement

Nous transformons votre idée initiale en produit concret, de la création
de la recette jusqu’à la mise sur tablette.

Nos services incluent : logistique • définition du prix, calibrage, choix des emballages et étiquetages • création de fiches techniques et nutritionnelles • promotion et les dégustations pour maximiser l’impact en point de vente • formation de votre personnel sur les produits

Spécialiste de la transformation alimentaire sur mesure, Rouge Viande conçoit des solutions qui contribuent concrètement à la croissance des détaillants du Québec — comme vous.

Passez par un de nos distributeurs

Rouge Viande approvisionne plusieurs des plus importants distributeurs au Québec, dont Roy Viandes de Connaisseur, GFS, Dubé Loiselle, FLB Solutions Alimentaires, Viandex, etc. Nous développons aussi des partenariats en marques privées, et serions ravis de vous compter parmi ces collaborations.

ROUGE VIANDE
1000, route du Président-Kennedy, Lévis QC G6C 1A5
[email protected]

 
 

Entre perception et vérité

 
28 avril 2026 | Par Robert Dion
Crédit photo: Image d'illustration via freepicks

Pointés du doigt en cette période d’inflation tenace, vous, les exploitants du secteur alimentaire, portez un fardeau que le grand public ne mesure pas. Entre les exigences pécuniaires des grands groupes, l’urgence de vous différencier et le coût faramineux de la modernisation de vos commerces, il est temps de remettre les pendules à l’heure dans votre combat quotidien.

L’industrie du commerce de détail alimentaire se retrouve au banc des accusés, une réalité que vous vivez quotidiennement sur le terrain. Dans un climat économique mondial complexe, la pression exercée sur vos opérations n’a jamais été aussi forte. Partout dans le monde, le détaillant se voit sommé de faire preuve d’une transparence absolue concernant ses marges bénéficiaires, souvent perçues comme la seule cause des maux économiques actuels. En tant que professionnels du secteur, vous vous retrouvez à devoir défendre la légitimité même de vos modèles d’affaires et de votre rentabilité, alors que vous êtes pourtant les premiers à absorber les ondes de choc pour maintenir les opérations à flot.

Les grands groupes de distribution sont particulièrement ciblés et accusés de vouloir engranger toujours plus de profits. Cette perception pèse lourdement sur l’ensemble de notre écosystème, d’autant plus que ces géants sont régulièrement critiqués pour les charges financières et logistiques croissantes qu’ils imposent à leurs fournisseurs ainsi qu’aux détaillants affiliés à leurs propres réseaux. Ces dynamiques internes tendues vous obligent à naviguer avec une grande prudence.

Face à ces défis structurels, les commerces indépendants prouvent que l’agilité demeure la meilleure des stratégies. Votre survie passe par un positionnement fondamentalement différent et audacieux : une offre distinctive qui valorise des marques substituts et tisse des liens étroits avec de plus petits fabricants ou en misant sur des importations exclusives.

La rentabilité tant critiquée à l’externe est en réalité ce qui finance la modernisation inévitable de vos infrastructures. L’ajout de nouvelles technologies, la gestion complexe des heures d’ouverture prolongées et le déploiement indispensable de services de commandes en ligne et de livraison grugent vos marges.

Vous n’êtes pas de simples chercheurs de profits, mais bien des bâtisseurs résilients qui soutiennent à bout de bras l’évolution nécessaire, et extrêmement dispendieuse, du commerce alimentaire d’aujourd’hui et de demain.

Robert Dion, fondateur - éditeur
[email protected]

Éditorial issu de notre magazine Détaillant Alimentaire Printemps/Éte 2026

 
 

SIAL Canada : visitez un salon professionnel unique en son genre

 
28 avril 2026 | Par Sophie Bordes
Crédit photo: Bastien Durand / SIAL Canada 2024
 
 

Comment tirer parti de la livraison ?

Proposer un service de livraison en épicerie n’est plus un simple bonus : c’est un levier stratégique. Pour cela, il faut le concevoir comme un outil de rentabilité et de fidélisation.

 
19 mai 2026 | Par Bastien Durand
Crédit photo: Adobe Stock

Comment faire pour exister sur le marché de la livraison et présenter une valeur ajoutée, lorsque les gros joueurs ont la capacité logistique de développer leur canal de distribution et s’accaparent les achats en ligne de produits de « commodité » et d’appel ? C’est une question que beaucoup d’épiciers se posent.

Les marges en tablette sont déjà faibles. Elles le seront encore plus dans une commande en livraison si l’on veut éviter de faire assumer une trop grande part du coût du transport par le client.

« La logistique mange le profit », valide Alain Dumas, ex-cadre supérieur en marketing auprès de différentes grandes entreprises de détail. Selon lui, ce service est toutefois indispensable pour se rendre visible et pour fidéliser sa clientèle. « Pour les indépendants et les petites bannières, c’est un service “défensif” à avoir », estime-t-il.

Avant la pandémie, environ 1,8 % des achats alimentaires se faisaient en ligne. Aujourd’hui, cette proportion avoisine les 4 %. Bien que le chiffre semble minime, « cela représente une augmentation considérable pour le secteur, mais il reste très difficile de générer des profits avec la livraison », signale Sylvain Charlebois, économiste et professeur à l’Université Dalhousie, dans une publication.

Trouver le bon équilibre

Comme c’est le cas pour le commerce électronique en général, l’épicerie en ligne amène son lot de défis et de débouchés pour les entreprises lorsqu’il s’agit de livrer.

Doit-on passer par des plateformes de livraison ? Pour un commerce de détail alimentaire, se positionner sur les plateformes de livraison (de type Instacart), ça ne va pas de soi. Dans les centres urbains, la majorité des entreprises sur ces plateformes sont des restaurants. Ou bien elles disposent d’un comptoir de restauration et d’offres de prêt-à-manger. Bref, elles proposent des produits qui, « faits » pour ça, augmentent la visibilité du commerce.

C’est justement cette visibilité qui est intéressante stratégiquement pour un commerce de détail. Malgré des commissions élevées et donc des marges très faibles, la présence sur une plateforme a du sens si l’on souhaite attirer cette clientèle qui gravite autour de « l’écosystème livraison », où la frontière entre épicerie et restaurant est de plus en plus mince. Si vous développez pour les plateformes une offre spécifique comme des gammes de prêt-à-manger différenciées, votre présence est légitime.

Si la présence sur les plateformes de livraison est bénéfique en termes de visibilité (canal d’acquisition), elle n’est toutefois pas une finalité. Walid Baba-Moussa est à l’origine de OneTrip, une entreprise qui aide les épiciers de partout dans la province à se moderniser et à développer un modèle de vente en ligne. Pour lui, les plateformes ne sont pas des concurrents. « C’est une approche complémentaire », confirme-t-il. Ce dernier prône une approche hybride.

« Attirer des clients, c’est une chose, mais il faut aussi les fidéliser, soutient l’entrepreneur. Et pour cela, il est primordial d’être en possession de son propre système d’achat en ligne, synchronisé avec son POS. » Chaque commerce doit trouver la façon de le mettre en place selon sa réalité, « mais contrôler les données de ses clients pour les utiliser à bon escient est déterminant ».

Il faut à toutes fins utiles être capable d’afficher les spéciaux, d’ajouter des produits et d’en faire connaître de nouveaux, de proposer des exclusivités via une infolettre ou d’envoyer des rappels dans la foulée d’une commande déjà passée. « Intégrer l’IA au système chez les plus petits détaillants, c’est aussi possible, assure Walid Baba-Moussa. Des outils existent pour optimiser les marges selon les ventes effectuées en ligne. »

Concernant la livraison, la stratégie à adopter se réfléchit en fonction des magasins. Inutile de tout faire seul : en milieu urbain, différentes entreprises locales offrent des solutions de livraison le jour même, une commande pouvant être passée avant midi ou le jour suivant.

Une fois dessinée la cartographie des livraisons régulières, il sera plus facile de créer des circuits dans un périmètre restreint. Viser la proximité est la clé, car la livraison reste difficilement rentable à grande échelle en raison du coût du « dernier kilomètre » et de la préparation des commandes.

Créer votre canal de vente premium 

En livraison, tous les produits ne sont pas égaux. Autrement dit, une mise en ligne de tous vos produits n’est pas une bonne stratégie. Pour ne pas perdre d’argent, il faut construire son modèle en ciblant d’abord les bons produits. Que doit-on vendre en ligne pour être rentable et apporter une valeur ajoutée aux clients ? Par « valeur ajoutée », on entend un produit ou une offre en particulier que les clients apprécient et qu’ils ne trouveront pas, ou que difficilement, ailleurs.

Il peut s’agir de produits exclusifs et locaux, d’épicerie fine (comme des sauces) ou encore une gamme bio et santé. Il faut limiter au maximum les produits de commodité, lourds et peu rentables (comme le lait). L’offre doit se différencier et servir de levier pour augmenter le panier moyen. Les commandes de type « dépannage » ne passent pas par ce canal…

Même si les commandes en ligne constituent une petite part du chiffre d’affaires, « ne pas développer une offre en ligne ni proposer un service de livraison en 2026, c’est être dépassé », prévient-il.

« Il faut regarder le service comme un business à part qui peut générer du profit, signale Alain Dumas. Il ne faut surtout pas rester dans la simple commodité, mais se spécialiser. » À son avis, la force des épiceries de quartier est la proximité et la destination. Il faut garder cet esprit dans le service de livraison. Le service de vente en ligne doit fournir à l’entreprise un nouveau positionnement et un avantage concurrentiel.

 
 

Réglementation : comment s’y retrouver ?

Quand on est un détaillant alimentaire, c’est loin d’être évident de se retrouver dans la réglementation, les permis et les exigences de rendre des comptes aux différents organismes gouvernementaux. Pour vous aider à y voir plus clair, Détaillant Alimentaire a fait le recensement de la plupart des grands changements réglementaires des derniers mois et de leur incidence sur la pratique des commerçants du secteur.

 
1er juin 2026 | Par Francis Hebert Bernier
Crédit photo: Illustrations Adobe stock

Fait anecdotique, mais qui résume bien la situation : l’aide-mémoire du ministère de l’Agriculture des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), un guide « abrégé » pour aider à se retrouver dans les règlements de ce seul organisme, contient pas moins de 28 pages.

D’après l’Association des détaillants en alimentation du Québec (ADA), ses membres doivent en moyenne composer avec une soixantaine de règlements, droits et obligations, émis par les gouvernements fédéraux et provinciaux, mais aussi par les 1108 municipalités de la province avec chacunes leurs exigences qui, en prime, tendent à changer d’une ville ou d’un village à l’autre.
Et ce n’est pas comme si l’on pouvait se reposer sur ses lauriers. Une fois qu’on a obtenu tous les permis et qu’on répond à toutes les exigences pour ouvrir son commerce, il faut s’attaquer aux redditions de compte et surtout, ces règles sont en constante évolution.

Deux projets, mais peu de gains concrets

Le gouvernement du Québec s’est penché cet hiver sur un deuxième projet de loi en deux ans pour réduire le tracas administratif des entreprises québécoises. Ces lois feront toutefois très peu pour aider les détaillants alimentaires à se défaire des nombreux permis et autorisations nécessaires pour opérer leur type de commerce, prévient Samuel Bouchard-Villeneuve, directeur affaires publiques
de l’Association des détaillants en alimentation du Québec.

D’abord le projet de loi 11, modifiant diverses dispositions principalement aux fins d’allègement du fardeau réglementaire et administratif qui faisait encore son chemin à l’Assemblée nationale au moment d’écrire ces lignes, n’offre presque rien aux détaillants alimentaires, sauf les dispositions sur la vente de produits maltés.

Il introduit par contre une nouvelle disposition intéressante. À l’avenir, les ministères et organismes publics devront retirer au moins deux exigences administratives pour chaque nouvelle exigence imposée aux entreprises. Une mesure qui pourrait à terme être bénéfique, si elle est implémentée correctement, selon plusieurs observateurs, dont l’ADA.

Cet effort législatif vient s’ajouter au projet de loi 85 modifiant diverses dispositions principalement aux fins d’allègement du fardeau réglementaire et administratif adopté au printemps 2025. Celui-ci est venu légèrement simplifier le processus d’obtention de permis pour opérer une aire de restauration, comme un comptoir de prêt-à-manger où l’on vend des produits faits sur place au sein d’un commerce de détail.

Il a également simplifié les processus d’évaluation et d’inspection entourant les unités de maintien chaud ou froid, ces comptoirs où les clients peuvent se servir directement du prêt-à-manger. La nouvelle formule permet surtout de modifier le comptoir sans générer à chaque fois de nouvelles inspections et réduit considérablement la complexité de la reddition de compte au MAPAQ associé à l’opération de ces unités.

Mais le grand changement apporté par ce projet de loi est la suppression de l’exigence de maintenir un maximum de quatre employés sur le plancher lorsqu’un commerce de détail alimentaire garde ses portes ouvertes en dehors des heures légales. Un changement qui apporte certainement de la flexibilité, mais qui dans les faits s’avère un fardeau pour les détaillants indépendants selon Samuel Bouchard-Villeneuve.

« Ça force un peu les détaillants indépendants à étendre leurs heures et à garder plus d’employés sur le plancher pour faire face à la concurrence des grandes bannières », prévient-il.

Donc, la mesure ajoute une pression additionnelle sur les employés des commerces indépendants surtout dans le contexte où ces heures étendues (principalement les soirs de fin de semaine) sont loin d’être les quarts de travail les plus prisés par les employés.

Vers un meilleur encadrement des boissons alcoolisées ?

La plus grande avancée du projet de loi 11 pour les détaillants alimentaires sera probablement les dispositions ajoutées en cours de route par amendements, ce qui permettra aux commerces de détail de vendre des prêts-à-boire même s’ils sont préparés à partir d’une autre base que le malt. Des produits qui étaient jusqu’alors seulement vendus à la SAQ.

« Ça vient augmenter l’offre en magasin, ce qui est une bonne chose. Plus le client a de choix, meilleures sont les choses pour nous. On regarde ça du bon œil », remarque Samuel Bouchard-Villeneuve.

Il faut dire que cette annonce vient s’inscrire dans le contexte où le fardeau réglementaire entourant la vente d’alcool est extrêmement complexe au Québec en ce moment, notamment parce que la plupart des règlements remontent à l’époque de la prohibition il y a plus de cent ans. Une situation qui pourrait toutefois être appelée à changer.

Le gouvernement du Québec a récemment annoncé la création d’un comité qui veillera à repenser l’ensemble des législations entourant la vente d’alcool. « À l’heure actuelle, il est très complexe d’interpréter et de gérer ce cadre légal dans ce domaine, autant pour les intervenants gouvernementaux que pour les PME et les entreprises sur les territoires », a remarqué le ministre délégué à l’économie Samuel Poulin en conférence de presse.

« C’est vraiment quelque chose qui pourrait donner beaucoup de marge de manœuvre et qui pourrait nous permettre de développer de nouveaux partenariats avec des producteurs locaux en circuits courts par exemple », confie Samuel Bouchard-Villeneuve.

De plus en plus difficile de recruter à l’étranger

Un des plus grands défis qui se dresse aujourd’hui pour le secteur est le recrutement et le maintien de la main-d’œuvre. Pour le relever, un nombre important de commerçants ont tourné leur regard vers l’étranger depuis quelques années, bravant un véritable dédale réglementaire qui s’est complexifié dans les derniers mois.

D’abord le gouvernement du Québec a mis fin au programme d’expérience québécoise (PEQ) qui permettait aux étudiants ayant fait leurs études au Québec d’obtenir facilement la résidence permanente à la suite de leurs études.

Puis, les gouvernements du Québec et du Canada ont travaillé de concert pour restreindre considérablement l’accès au programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) qui constituait la principale voie d’accès pour obtenir des permis de travail pour des travailleurs issus de l’étranger.

Les nouvelles clauses sont particulièrement difficiles pour l’emploi de « travailleurs à bas salaires », catégorie qui englobe la quasi-totalité des effectifs du secteur du détail alimentaire. Il est désormais impossible de renouveler un permis ou d’en demander un nouveau pour ce type d’employés dans les régions de Montréal et de Laval ainsi que dans toutes les régions où le taux de chômage dépasse les 6 %.

Une situation qui continue de prévaloir même si le gouvernement du Canada a récemment assoupli les règles en permettant de renouveler les permis des travailleurs étrangers temporaires à bas salaire jusqu’au 31 mars 2017 et d’employer 15 % de ce type de travailleur au sein d’une même entreprise dans les régions rurales (le seuil maximal étant maintenant à 10 % dans le reste du pays).

« On voit bien que le gouvernement veut clairement avoir moins de clientèle immigrante, mais ce qui est vraiment dommage, c’est qu’ils nous offrent aucune autre alternative, déplore Samuel Bouchard-Villeneuve. Par exemple, on pourrait ajouter des incitatifs financiers au travail pour les travailleurs expérimentés ».

« Ce sont des employés qui sont formés, qui donnent du bon service à la clientèle et qui sont contents de venir travailler. Des mesures incitatives pourraient nous aider, mais ce qu’on voit plutôt c’est qu’on nous enlève des options [les travailleurs étrangers] sans nous offrir rien en retour », dénonce-t-il.

Un mal de tête de plus pour les commerçants qui tentent de tirer leur épingle du jeu malgré les labyrinthes administratifs qui se dressent trop souvent sur leurs chemins.

 
 

Réfrigérateurs et congélateurs : les vitrines payantes de vos commerces

Dans un contexte économique où les frais d’exploitation des commerces alimentaires grimpent, une bonne gestion de l’aire de vente contribue de façon significative aux résultats. Du côté des détaillants alimentaires, le défi actuel est de maximiser les revenus de chaque pied carré. Une piste gagnante : optimiser la performance des présentoirs de produits réfrigérés et surgelés.

 
26 mai 2026 | Par Bastien Durand
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Les fruits et légumes, la viande, les fruits de mer, les produits laitiers et les plats préparés sont des facteurs clés d’attractivité et de différenciation des marques. Selon des données sur le marché américain publiées dans The Food Retailing Industry Speaks 2025, plus de 40 % des ventes en épicerie de produits alimentaires correspondaient à des produits frais, en 2024. Des données récentes de Nielsen IQ au Canada montrent que les produits surgelés et le prêt-à-manger restent des valeurs sûres en magasin.

Les détaillants alimentaires traversent une transition complexe entre la réglementation énergétique et l’évolution rapide des choix des consommateurs. Pour aller au-devant de ces changements, il faut repenser tant le rendement que la durabilité de l’équipement.

Un choix de matériel de réfrigération fiable, efficace, attrayant et utilisant des fluides frigorigènes de nouvelle génération permet de répondre aux attentes de la clientèle tout en maintenant la rentabilité.

Miser sur la flexibilité et optimiser l’espace

Le dernier rapport C-Stores Refrigeration Strategies publié en février par le site spécialisé Convenience Store News and Petroleum (CSP) propose des pistes concrètes tirées d’un sondage mené auprès de plus de 120 détaillants pour optimiser le stockage frigorifique et améliorer l’efficacité énergétique en milieu commercial. Selon le rapport, 56 % des détaillants interrogés pensent à ajouter ou améliorer l’efficacité de leurs appareils de réfrigération pour mieux répondre aux besoins des consommateurs.

Le principal potentiel se trouve dans les installations qui simplifient l’accès des clients et offrent une présentation plus flexible des produits. Dans l’étude, 90 % des répondants déclarent que la flexibilité des appareils frigorifiques était au moins « assez importante » dans leur commerce. Et 54 % d’entre eux l’ont qualifiée de « très importante ».

Cette flexibilité repose sur la possibilité de déplacer facilement les réfrigérateurs, congélateurs et vitrines réfrigérées en magasin pour en modifier l’agencement en fonction des rabais ou des variations de fréquentation.

Cette polyvalence est importante au moment de l’acquisition. Pour gagner en flexibilité dans la présentation des produits, les détaillants peuvent opter pour des équipements autonomes qui intègrent tous les composants essentiels (condenseur, compresseur, évaporateur et conduites de réfrigérant) dans une même armoire.

Plus économiques à l’installation et à l’entretien, ces systèmes autonomes confèrent davantage de flexibilité aux vitrines réfrigérées et aux petits congélateurs. D’un autre côté, les équipements « déportés », dont le condenseur et le compresseur sont installés à l’extérieur du commerce plutôt qu’avec l’évaporateur, présentent des avantages. Dans un petit magasin, ils permettent de réduire le bruit, notamment.

L’agencement mise désormais sur la hauteur. En monopolisant inutilement le précieux espace au sol et en dissimulant les produits stockés au fond, le traditionnel congélateur-coffre horizontal pénalise la rentabilité. Le passage au vertical, avec des portes vitrées, augmente la surface d’exposition sans prendre plus de place au sol. Cette densification permet également d’augmenter le choix des produits dans une catégorie et d’en introduire de nouvelles. On peut penser au prêt-à-manger haut de gamme ou aux substituts végétaux.

Attirer les consommateurs

Quel que soit l’équilibre choisi entre équipements autonomes et déportés, les détaillants et les dépanneurs recherchent des réfrigérateurs qui mettent leur offre en valeur et facilitent la décision d’achat des clients. À l’épicerie, « les consommateurs mangent avec les yeux ». Si les fabricants soignent l’emballage et le design de leurs produits, le détaillant doit les présenter sous leur meilleur jour.

Les réfrigérateurs jouent ici un rôle crucial, surtout leur éclairage, qui influence directement les ventes des produits frais, selon plusieurs études. Il met les produits en valeur et attire le regard.

La technologie évolue, et l’éclairage DEL s’impose désormais. Il procure à la fois une lumière attrayante et des économies d’énergie. De plus, des spots orientables permettent d’ajuster le flux lumineux selon les besoins ou de mettre certains produits en vedette.

L’optimisation des espaces réfrigérés permet également aux exploitants d’élargir leur offre de produits frais, comme le signalent plus de 30 % des détaillants interrogés.

La majorité des détaillants estiment que leur « stratégie » de réfrigération correspond à l’assortiment actuellement offert en magasin. En revanche, les espaces libre-service, de type grab and go d’aliments chauds ou froids, sont les prochains investissements sur la liste des exploitants, si ce n’est pas déjà fait. L’ajout d’espace pour accueillir davantage de boissons prêtes à boire suit de près. Pour les dépanneurs en particulier, elles génèrent une part significative des ventes.

La demande accrue en produits alimentaires en libre-service et à emporter nécessite des vitrines et des présentoirs flexibles et ouverts. C’est assurément un axe de croissance pour les détaillants.

S’aider de la technologie

Les dernières avancées en réfrigération suscitent un intérêt marqué des exploitants, notamment en matière de connectivité et d’automatisation. Selon l’enquête de CSP, une très large majorité de détaillants (97 %) déclarent que la technologie de pointe peut jouer un rôle clé pour améliorer leurs opérations.

Précisément, plus de deux sur cinq (42 %) se sont dits intéressés par la surveillance à distance de leurs systèmes de réfrigération. Cet intérêt s’étend à des technologies connexes, comme la maintenance prédictive et le suivi automatisé des stocks en vitrine réfrigérée, que 32 % des répondants placent dans leurs objectifs d’investissement. Par ailleurs, 36 % des détaillants se montrent intéressés par des affichages dynamiques pour réfrigérateurs et congélateurs, qui permettraient des stratégies marketing plus élaborées.

La maintenance du matériel de réfrigération est un défi souligné par de nombreux exploitants. L’intelligence artificielle permet désormais d’anticiper les pannes grâce à la maintenance prédictive. Elle promet des améliorations significatives de la fiabilité du système, de sa rentabilité et de son fonctionnement global. Cependant, ces systèmes, qui incluent des capteurs de pointe (température intérieure, température d’entrée de l’évaporateur, cycles du compresseur, etc.) sont coûteux et impliquent une formation technique en amont.

Le succès des magasins dépend de systèmes de réfrigération performants qui préservent l’attrait et la salubrité des aliments, tout en améliorant l’efficacité énergétique et en soutenant le développement durable. Les compresseurs de nouvelle génération et les rideaux d’air intelligents peuvent réduire la consommation électrique de 35 % à 50 %. Les détaillants qui s’informent et s’adaptent dès maintenant peuvent garder une longueur d’avance sur les tendances et la réglementation (comme le Règlement sur les halocarbures*), tout en restant à l’écoute des consommateurs.

Pour tenir tête aux grandes bannières et s’adapter aux nouvelles habitudes de consommation, l’épicier de proximité doit transformer sa surface de vente en showroom de fraîcheur. Ce n’est pas un luxe esthétique, mais une décision stratégique. La technologie le permet.

*Les systèmes de réfrigération d’épicerie utilisant des halocarbures (HFC, HCFC) sont régis au Québec par le Règlement sur les halocarbures (Q-2, r. 29) et au fédéral par le Règlement fédéral sur les halocarbures (2022).


La SORAC se déploie pour reprendre les appareils en fin de vie

Que faire des réfrigérateurs défectueux ou en fin de vie ? La réglementation a évolué, avec l’instauration de la responsabilité élargie des producteurs (REP) mise en place par le gouvernement provincial. Dans ce cadre, le Règlement sur la récupération et la valorisation de produits par les entreprises, modifié en 2022, prévoit de réduire les quantités de matières résiduelles en responsabilisant les entreprises.

Les systèmes de réfrigération sont évidemment des produits touchés par ce règlement. Alors que beaucoup d’exploitants font appel à des frigoristes pour reprendre leurs appareils, la Société de récupération des appareils commerciaux (SORAC), en partenariat avec Recyc-Québec, a pour mandat de prendre gratuitement en charge les appareils en fin de vie pour répondre à cette nouvelle exigence.

« Toutes les entreprises qui mettent en marché ces types d’appareils doivent être membres de la SORAC », indique Nathalie Desjardins, directrice générale de la SORAC. Si les détaillants ne mettent pas directement en marché les appareils, ils font affaire avec des fournisseurs. Les grandes bannières comme Metro et Loblaw sont déjà membres de l’association.

La réglementation cible les appareils les plus nocifs pour l’environnement, dans le but de réduire les émissions de gaz à effet de serre. « Tous les appareils de moins de 400 kg et qui ne font pas partie intégrante des bâtiments sont concernés », précise-t-elle. Les systèmes de climatisation et les chambres froides ne sont pas visés, car on considère qu’ils font partie du bâtiment.

La plupart des appareils utilisés en épicerie ont des compresseurs non intégrés, dont certains peuvent atteindre 12 pieds de long. Il faut donc les récupérer, les transporter et les démonter, en portant une attention particulière aux gaz présents, notamment dans la tuyauterie et les mousses isolantes. « Pour les gros appareils, nous dépêchons une équipe logistique spécialisée », explique Nathalie Desjardins. Si, jusqu’à présent, la SORAC se concentrait sur les appareils à compresseur intégré, elle se déploie petit à petit pour gérer aussi les appareils sans compresseur.

À long terme, l’ambition de la SORAC et du ministère est d’ajouter le volet réemploi. « Cela nécessite des diagnostics approfondis des appareils ; c’est complexe, mais très important d’aller dans cette direction », soutient Nathalie Desjardins.

Pour devenir membre de la SORAC, avoir plus d’informations sur la réglementation et savoir si vos appareils sont visés par le Règlement, visitez le site sorac.ca.